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Le rapport entre environnement et infrastructures est ambivalent. D'une part, les infrastructures contribuent largement au compactage des sols (cf. Utilisation des surfaces), au morcellement et à la destruction des habitats naturels (cf. Découpage du territoire), portent atteinte au paysage et sont responsables d'une part importante des nuisances sonores, des émissions de polluants, des gaz à effet de serre et des rayonnements. Bien qu'au cours des dernières décennies, d'importants progrès aient été réalisés - en raison notamment de la demande en augmentation constante en termes de prestations d'infrastructure - de nombreuses valeurs limites de la législation environnementale ne pourront pas être respectées à l'avenir. D'autre part, du fait de leur emplacement et de leur taille, les infrastructures sont particulièrement exposées aux dégâts causés par les dangers naturels. Depuis que les dégâts occasionnés par les crues, les glissements de terrain, les chutes de pierres, les avalanches, les pluies torrentielles, les canicules ou autres événements similaires font l'objet d'un relevé systématique (1972), la somme annuelle moyenne des dégâts a augmenté d'environ 50% (corrigé de l'inflation). Des calculs prévisionnels laissent par ailleurs entrevoir que les Alpes seront plus gravement touchées que la moyenne par les changements climatiques, ce qui laisse augurer notamment une augmentation de la fréquence et de la gravité des tels événements. Dans la mesure où cela est possible et indiqué, le fait d'enterrer les réseaux d'infrastructure permettrait d'écarter ces deux types de risques environnementaux.
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