73e Assemblée mondiale de la Santé

Berne, 18.05.2020 - Discours de la Présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga à l’occasion de la 73e Assemblée mondiale de la Santé (Assemblée virtuelle), 18 mai 2020

Seules les paroles prononcées font foi

Monsieur le Président,

Monsieur le Directeur général,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Excellences,

Mesdames et Messieurs les délégué(e)s,

La crise que tous les Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé sont en train de vivre est un défi majeur pour nous tous. La Suisse remercie l’OMS pour son engagement de chaque instant face à la pandémie due à ce virus encore inconnu il y a quelques mois.

La Suisse exprime aussi toute sa gratitude envers le personnel de santé. Il a démontré son dévouement sans faille et son courage aux quatre coins du monde.

Monsieur le Directeur général,

En ces circonstances si particulières, je vous assure du soutien plein et entier de mon pays à l’OMS et je réaffirme les fondements de notre engagement : l’adhésion au multilatéralisme, la solidarité et la coopération internationale. Aujourd’hui plus que jamais, ces fondements sont indispensables.

Il s’agit de les fortifier. Et surtout pas de les ébranler.

C’est pourquoi la Suisse travaille à constituer une coalition de pays représentant chacun une région du monde. Le but est de garantir une sécurité sanitaire universelle, avec en son centre l’OMS.

Dépassons les clivages pour mieux protéger nos populations !

Pour ce faire, il sera impératif d’analyser les mesures qu’ont prises les différents pays, ceci dans le but de renforcer le règlement sanitaire international et les échanges à venir.

Par le passé, l’OMS a su tirer les leçons des épidémies qu’elle a dû affronter. Je suis convaincue que l’organisation saura également examiner de manière critique la crise actuelle pour améliorer encore sa gestion des urgences sanitaires. Pour l’heure, il est néanmoins essentiel de se concentrer sur la gestion de cette crise.

L’OMS doit pouvoir se nourrir des expériences faites dans chaque pays. Mais elle doit aussi pouvoir agir de manière autonome et proactive pour faire face aux urgences sanitaires.

Il est tout aussi important d’assurer une grande marge de manœuvre financière à l’OMS. Aujourd’hui l’organisation dépend à près de 80% de contributions volontaires.

Posons-nous tous la question : est-il décent d’exiger tellement d’elle et de payer de manière aussi arbitraire ?

La crise actuelle montre à quel point il est vital de disposer d’une organisation forte, efficace et universelle, engagée sur le long terme. Or, pour que cette organisation puisse agir, elle doit disposer d'un financement durable qui lui permette de garantir de manière indépendante son expertise.

Monsieur le Directeur général,

Face à la crise que nous traversons, soyez assuré de la pleine collaboration de la Suisse.

Nous tous, Etats membres de l’organisation mondiale de la santé, avons pour tâche de sauver des vies, de protéger la santé de la population, de soigner les malades. Nous y parviendrons seulement si nous agissons ensemble, en unissant nos forces dans un cadre multilatéral, celui de l’OMS.

Je vous remercie de votre attention.


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