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Publié le 21 mai 2017

Sortie du nucléaire

Les centrales existantes pourront rester en service aussi longtemps que leur sécurité sera garantie. L'objet soumis à votation interdit cependant la construction de nouvelles centrales, ce qui garantit une sortie progressive du nucléaire.  

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le Conseil fédéral a pris en 2011 la décision de principe de sortir progressivement de l’énergie nucléaire. Le Parlement a suivi cette décision. L’objet soumis à votation interdit la construction de nouvelles centrales nucléaires: les centrales existantes pourront être exploitées tant qu’elles sont sûres. Elles ne pourront cependant pas être remplacées après leur mise hors service. La loi sur l’énergie nucléaire sera modifiée en conséquence. Il ne s’agit cependant pas d’une interdiction de la technologie: la recherche nucléaire pourra se poursuivre et ne sera pas limitée par la Stratégie énergétique 2050. La Confédération continuera de la soutenir.

Coûts d'investissement très élevés pour les nouvelles centrales nucléaires

La décision du Conseil fédéral et du Parlement s’appuie également sur les coûts élevés liés à la construction de nouvelles centrales nucléaires. En raison de la forte augmentation des exigences en ma-tière de sécurité, il n’est plus guère possible de construire de nouvelles centrales nucléaires en Europe dans les conditions de l’économie de marché: la centrale britannique Hinkley Point C ne peut être créée que grâce à des prêts garantis par l’État et à d’importantes subventions. Un prix d’achat a été garanti aux producteurs pendant 35 ans, mais il est largement supérieur au prix du commerce de gros. Les coûts de construction des deux réacteurs d’une puissance de 1,6 gigawatt chacun ont été évalués à quelque 31 milliards de francs (évaluation de la Commission européenne en 2014).

Les nouveaux réacteurs à eau pressurisée prévus en Finlande et en France affichent également des coûts de construction très élevés, qui sont de surcroît régulièrement revus à la hausse. Ces derniers se montent actuellement à quelque 11 milliards de francs par centrale. La production d’électricité devient par conséquent plus coûteuse. Aucune solution n’a par ailleurs été trouvée pour garantir la gestion sûre des déchets radioactifs.